Aujourd’hui je voudrais te parler de la grande Anastasia, la grande prêtresse du rêve et de la réanimation d’élans brisés.
Peut-être l’as-tu vu à la télé ou lors de conférence mondiale. Elle te parle de rêve avec son accent particulier. Elle appelle même ça «rêve d’âme».
Il faut que je t’explique, selon elle, chacun vient sur Terre avec un désir profond, quelque chose à explorer.
Ce désir-là, c’est ce qu’elle appelle le rêve d’âme.
C’est parce que parfois les élans vers ce rêve d’âme ont été brisés qu’elle fait des séances – à l’instar d’Ama – elle prend alors les rêves dans ses bras et les caresse, jusqu’à ce que celui-ci se réveille, vif et léger, se lève pour suivre son élan.
Puis, elle prend un autre rêve. Celui-là est peut-être tout petit et néanmoins puissant.
L’autre jour, elle caressait le rêve de chanter d’une dame de 50 ans environ. Il était arrivé tout rabougri, comme une pelote de laine tout emmêlée. Ce rêve émettait un son étrange, comme une plainte.
Anastasia a dû le caresser longtemps, peut-être plusieurs heures.
Et ce qui frappa d’abord fut le silence. C’était un silence particulier qui remplissait toute la pièce.
Comme une présence.
Anastasia continua de caresser ce rêve. Puis, lentement une mélodie se fit entendre, comme un chant de sirène tellement il était envoûtant.
La propriétaire de ce rêve-là, en fût elle-même surprise. Son visage s’éclaira tout à coup. Ses yeux devinrent brillants.
Une femme voûtée était entrée dans la pièce. La voici maintenant, droite, rayonnante.
Ce genre de petit miracle, arrive fréquemment.
Une autre fois, on est resté paralysé : est entré, un homme politique important, pas n’importe qui.
Un homme droit, glacial, le visage fermé.
J’en ai eu froid dans le dos.
Anastasia, n’a pas bronché.
Elle est restée présente et a commencé à caresser son rêve.
C’était une boule piquante, comme du métal, dur.
Je l’observais et me demandais bien comment on pouvait caresser cette boule. Et si ça servait à quelque chose.
Cela prit 3 jours de caresses, avant que quelque chose ne se passe. Il y a eu d’abord, comme un petit frémissement, comme si quelque chose de vivant ne demandait qu’à s’exprimer. Puis cela a fait « pouf », comme dans un tour de magie et une colombe en est sortie.
Nous étions là à observer cela. Bouche bée.
Cet homme habituellement droit comme un « I », les yeux figés, commença alors à chanter, un chant de liberté avec une voix si sensible. On avait du mal à imaginer que c’était lui. J’en avais la chair de poule. Une chaleur se dégagea de sa personne que nous ne lui avions jamais vue, un sourire sincère se dessina sur son visage.
Puis il remercia, tout aussi sincère.
Il sortit, humble et heureux.
Je pourrais t’en raconter des histoires comme ça.
Ce n’est pas le but.
Peut-être que tu connais, toi aussi, ces élans qui se sont un peu perdus en route.
Alors, n’hésite pas à venir voir Anastasia.
Tu te demandes peut-être, si elle ne dort jamais ou si tout le monde peut y accéder ?



