La confiance ne se fabrique pas : elle naît quand je marche dans le sens de ce qui m’anime vraiment
Il y a quelque chose de déroutant dans la confiance en soi.
On peut connaître ses compétences, avoir de l’expérience, savoir ce que l’on vaut…
et sentir malgré tout que la confiance vacille.
Je fais partie de ces personnes-là.
Je sais ce que je sais faire. Je vois mes capacités.
Et le doute revient régulièrement, parfois sans prévenir.
Récemment, j’ai participé à un atelier proposé par un collègue Didier Magnin du réseau d’entrepreneurs Push’n Plug*, consacré à la confiance.
Il y partageait plusieurs petites pratiques simples pour la renforcer.
L’une d’elles invitait à répondre à une question en apparence évidente :
qu’est-ce qui m’aide réellement à avoir confiance ?
En prenant le temps d’y répondre, quelque chose s’est éclairé une fois de plus pour moi.
Ce qui me permet de me redresser, de sentir une stabilité intérieure, de laisser certains doutes s’éloigner…
ce n’est pas une technique.
Ce n’est pas non plus le fait de me rassurer ou de me répéter que je suis capable.
Ce qui m’aide profondément, c’est de savoir ce qui m’anime.
De connaître ce fil intérieur, ce que j’appelle mon rêve d’âme.
Quand je me relie à cela, quelque chose se remet en place.
La posture change. L’axe se redresse.
Et la confiance revient, sans effort.
Tout n’est pas gagné pour autant.
Les doutes ne disparaissent pas définitivement.
Et la différence est très nette.
Il y a moins de lutte, plus de justesse, et une sensation nouvelle de stabilité.
C’est à partir de cette expérience que j’ai eu envie d’explorer une autre manière de parler de la confiance.
Pas comme un objectif à atteindre.
Pas comme une performance intérieure.
Plutôt comme un effet naturel, qui émerge quand on avance dans le sens de ce qui nous motive vraiment.
1 — Ce qui ne crée pas une confiance durable
Quand on parle de confiance en soi, beaucoup de propositions circulent.
Elles partent souvent d’une bonne intention.
Elles apportent parfois un soulagement ponctuel.
Et elles laissent souvent un goût d’inachevé.
La confiance durable ne se construit pas sur une accumulation d’outils.
La volonté et le mental
Décider d’avoir confiance, se raisonner, se convaincre que l’on est capable…
Tout cela peut aider à passer un cap, à oser un pas de plus, à tenir dans un moment précis.
Ce soutien reste fragile.
Il demande de l’énergie.
Il s’effrite dès que le contexte se tend ou que le regard extérieur pèse davantage.
Les affirmations positives
Se répéter des phrases valorisantes peut apporter un mieux-être temporaire.
Cela apaise, cela rassure, cela crée une bulle protectrice.
Lorsque ces phrases ne s’appuient pas sur quelque chose de vécu à l’intérieur, elles finissent par sonner creux.
Une partie de nous n’y croit pas vraiment.
Le doute s’infiltre à nouveau, souvent de manière plus subtile.
La posture et le “fais comme si”
Se tenir droite, parler fort, adopter une attitude assurée peut produire un effet immédiat.
Sur les autres.
Et parfois sur soi.
Cette confiance-là tient tant que la posture est maintenue.
Dès que la fatigue arrive ou que l’élan retombe, le masque glisse.
Le problème ne vient pas des méthodes
Aucune de ces approches n’est fausse.
Elles deviennent limitées lorsqu’on leur demande de créer quelque chose qu’elles ne peuvent pas porter seules.
La confiance durable ne se stabilise pas lorsqu’elle repose uniquement sur l’effort, le contrôle ou l’image.
Elle a besoin d’un appui plus profond.
D’un point d’ancrage intérieur qui ne dépend pas des circonstances.
C’est souvent là que quelque chose se brouille.
On cherche à renforcer la confiance, alors que ce qui manque, c’est une direction intérieure claire.
Un sens vivant.
Une raison intime d’avancer.
2 — Quand la confiance revient sans effort
Il y a un signe très net, chez moi, quand la confiance s’installe vraiment.
Ce n’est pas une pensée.
C’est une sensation d’axe.
Quelque chose s’aligne.
Je me sens plus droite, plus grande.
La poitrine s’ouvre, les épaules s’élargissent naturellement.
Une dynamique vivante se remet en mouvement, comme si mon corps savait exactement où se placer.
Je remarque aussi une clarté intérieure très simple.
Je sais ce que je dis, et pourquoi je le dis.
Lors de l’atelier sur la confiance, quand j’ai parlé de ce qui m’anime profondément, de ce lien très vivant avec mon rêve d’âme, j’ai été surprise par l’effet immédiat.
Je racontais cela parce que j’y crois.
Sans chercher à convaincre.
Sans intention particulière.
Et pourtant, en quelques secondes, la confiance était là.
Présente. Stable.
Nous devions évaluer notre niveau de confiance sur une échelle de 1 à 10.
Je suis passée presque instantanément de 6 à 8.
Pas parce que j’avais réussi quelque chose.
Juste parce que je parlais depuis un endroit vrai.
Ma voix aussi change subtilement.
Elle devient plus stable, tout en restant modulée.
Moins rauque.
Plus posée.
Comme si elle suivait naturellement l’axe intérieur qui venait de se remettre en place.
Je retrouve cette sensation chaque fois que je parle de ce qui me tient profondément à cœur.
Par exemple lorsque j’explique cette notion de rêve d’âme, comme lors de la dernière rencontre L’Élan-Vie.
À chaque fois, le même phénomène se produit.
Je me redresse.
Je me sens à ma place.
La confiance s’installe, sans que j’aie besoin d’y penser.
Ce qui est intéressant, c’est que le doute reste présent.
Et c’est très juste ainsi.
Une partie de moi sait que le doute a sa fonction.
Il me garde vigilante.
Il m’aide à rester attentive à ma zone de pouvoir, à ne pas forcer, à ne pas dépasser ce qui serait juste pour moi.
La différence, c’est que le doute ne gouverne plus.
Il devient un allié discret.
Quand l’axe est là, il n’éteint pas l’élan.
Il l’accompagne.
La confiance ne vient pas de l’absence de doute.
Elle naît quand quelque chose de plus profond prend la direction.
3 — S’ancrer dans ce qui nous motive pour avancer avec confiance
La confiance durable ne se fabrique pas.
Elle naît lorsqu’elle s’appuie sur ce qui nous motive profondément.
Quand je suis reliée à ce qui m’anime vraiment, je ne suis plus occupée à me demander si je suis légitime.
Je suis en lien avec quelque chose de plus vaste que mes peurs.
Quelque chose qui cherche à s’exprimer à travers moi.
La posture change alors naturellement.
Pas par décision volontaire.
Parce que le corps suit une direction intérieure claire.
S’ancrer dans ce qui nous motive, ce n’est pas se fixer un objectif de plus.
Ce n’est pas non plus chercher une mission à accomplir.
C’est reconnaître ce fil vivant qui traverse nos élans, nos envies, nos intuitions profondes.
Lorsque ce fil est reconnu, la confiance cesse d’être une préoccupation centrale.
Elle devient un socle discret.
Une base suffisamment stable pour avancer, même avec des zones d’incertitude.
C’est ce que j’observe chez les personnes que j’accompagne.
La confiance s’installe lorsqu’elles cessent de se battre contre leurs doutes.
Lorsqu’elles arrêtent de vouloir aller mieux à tout prix.
Et qu’elles commencent à écouter ce qui les met en mouvement de l’intérieur.
Ce mouvement peut être très simple.
Une idée qui revient.
Un sujet qui fait vibrer.
Une envie persistante, même lorsque la raison tente de la faire taire.
À partir de là, quelque chose se réorganise.
La personne se tient autrement.
Parle autrement.
Fait des choix plus ajustés.
Avancer avec confiance ne signifie pas avancer sans peur.
Cela signifie avancer en étant reliée à ce qui donne sens au pas que l’on fait.
Et si la confiance était une conséquence, pas un préalable
Longtemps, j’ai cru que la confiance devait précéder l’action.
Qu’il fallait d’abord se sentir sûre pour oser avancer.
Avec le temps et l’expérience, quelque chose s’est inversé.
La confiance s’installe quand je marche dans le sens de ce qui m’anime.
Quand je cesse de vouloir me rassurer.
Quand je choisis d’écouter cet élan intérieur, parfois discret, souvent persistant.
Cet élan n’enlève pas les questions.
Il n’efface pas les zones d’inconnu.
Il offre un axe.
Et cet axe change tout.
La posture se redresse.
La voix se pose.
Les décisions deviennent plus simples, même lorsqu’elles demandent du courage.
Si tu te reconnais dans ces lignes, peut-être que la question n’est pas
« comment avoir plus confiance en moi ? »
et plutôt
« qu’est-ce qui, en moi, cherche à avancer et à s’exprimer ? »
Prendre le temps d’écouter cela transforme la relation à soi.
La confiance cesse d’être un combat intérieur.
Elle devient un appui vivant.
Une invitation à remettre ton axe en mouvement
Si tu as envie d’explorer ce qui t’anime vraiment,
de sentir plus clairement ton axe intérieur
et d’avancer avec cette confiance qui naît de l’intérieur,
je t’invite à rejoindre L’Élan-Vie.
Un espace pour écouter, ressentir, mettre des mots,
et laisser émerger ce qui te redresse naturellement.
Tu n’as rien à prouver.
Rien à forcer.
Juste à te remettre en lien avec ce qui te met en mouvement.
Le reste suit.
* Didier Magnin du réseau Push’n Plug



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