Il était une fois une grenouille.
On la déposa dans une casserole d’eau froide, posée sur le feu. La température monta doucement, si doucement qu’elle s’y habitua. L’eau devint tiède, puis chaude. Son corps s’adapta à la chaleur, encore et encore, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour sauter. Ce n’est pas la brûlure qui l’a condamnée… c’est sa capacité à s’adapter sans fin.
Cette histoire, je la connaissais. Pourtant, relue récemment sous cet angle, elle m’a touchée autrement. Elle m’a rappelé combien notre formidable aptitude à nous adapter peut, parfois, nous éloigner de nous-même.
L’adaptation : un talent précieux… qui a ses limites
L’adaptation est un trésor. Elle nous permet de faire face aux imprévus, de rebondir après un changement brutal, de trouver des solutions dans un environnement qui évolue sans cesse. Elle est la raison pour laquelle nous traversons certaines tempêtes sans sombrer.
Notre corps aussi est un maître en la matière : il s’habitue, compense, s’ajuste. Il déploie mille stratégies pour nous maintenir debout. Jusqu’à ce qu’un jour, il n’ait plus assez d’énergie pour le faire. Les signaux se multiplient : fatigue persistante, douleurs inexpliquées, perte de motivation, sensation de vide intérieur.
Ces signaux ne sont pas des faiblesses. Ils sont des invitations.
Quand l’adaptation devient une prison invisible
Dans mes accompagnements, je rencontre souvent des personnes qui savent s’adapter avec une maîtrise impressionnante. Elles trouvent des solutions, se plient aux contraintes, enchaînent les journées remplies… et finissent par oublier de se demander si tout cela leur convient vraiment.
Les raisons sont parfois nobles : s’occuper d’un parent malade, soutenir un projet commun, rester dans un emploi stable pour la famille. D’autres fois, elles viennent des injonctions que l’on entend partout : “Sois la meilleure version de toi-même”, “Ose tout quitter pour vivre ton rêve”, “Deviens entrepreneuse, sinon tu n’es pas vraiment libre”.
L’histoire d’Aurore – Retrouver la stabilité avant de créer
Aurore voulait se lancer comme entrepreneuse. On lui répétait que c’était la voie idéale pour s’accomplir, qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour réussir. En réalité, elle n’avait pas la sécurité intérieure ni la stabilité financière pour créer son activité dans de bonnes conditions. Elle s’adaptait aux attentes de son entourage, en décalage avec son rythme profond.
Le jour où elle a reconnu qu’elle avait, pour l’instant, besoin d’un emploi stable et rémunéré, un poids est tombé de ses épaules. Deux semaines plus tard, elle trouvait un poste dans lequel elle se sent bien. Cette décision lui a redonné assez d’énergie pour avancer sur d’autres aspects de sa vie.
L’histoire de Véronique – Dire oui à ce qui stimule vraiment
Véronique rêvait de reprendre des études. On lui disait que cela ne servait à rien, que c’était une perte de temps. Par adaptation, elle avait mis ce désir de côté.
Grâce à des pratiques créatives que je lui ai proposées, elle a pu clarifier ce qu’elle voulait réellement. Les études l’avaient toujours stimulée, nourrie, inspirée. Elle a repris un cursus, et aujourd’hui, elle en tire une profonde satisfaction.
Ces histoires ne parlent pas d’abandonner ses ambitions. Elles montrent qu’en cessant de s’adapter aux attentes extérieures, on peut retrouver une énergie et une clarté précieuses.
Réajuster : un choix conscient
Réajuster, c’est s’autoriser à vérifier régulièrement : est-ce toujours juste pour moi ? Ai-je besoin de réorganiser, de ralentir, de changer de cap ?
Ce n’est pas un repli, c’est une avancée alignée. En revenant à ce qui est juste pour soi, on devient naturellement plus juste avec les autres.
L’alignement : boussole pour réajuster
L’alignement, c’est cet état où nos choix, nos actions et nos valeurs vibrent ensemble. On se sent porté par un élan intérieur, ce que j’appelle le rêve d’âme. Ce rêve n’est pas forcément un objectif spectaculaire. C’est une direction intime, un fil conducteur qui rend nos journées plus pleines de sens.
Pour se réajuster, il faut d’abord connaître cet élan. Et pour le connaître, il faut l’écouter.

OSER : un chemin pour revenir à soi
Dans mes accompagnements, j’utilise souvent une approche que je résume par OSER :
O – Observer ce qui me plaît, ce qui m’allume de l’intérieur.
S – Suivre mon élan, même par de petites étapes.
E – Écouter mon cœur, au-delà des “il faut” et des “tu devrais”.
R – Rayonner qui je suis vraiment, sans masque.
C’est un chemin qui aide à revenir à l’essentiel, à retrouver sa place et son énergie.
Choisir de sauter au bon moment
La grenouille aurait pu sauter. Nous aussi, nous avons ce choix. Celui de rester dans l’eau qui chauffe, ou de réajuster notre position, notre rythme, nos engagements.
Sauter ne veut pas dire tout quitter. Cela peut être décider de se former, d’accepter un travail qui redonne une stabilité, de ralentir pour se reconnecter à soi.
Se réajuster, c’est honorer ce qui est essentiel pour nous. Et c’est de là que naît l’énergie d’accompagner les autres, d’agir avec justesse, de créer avec joie.
Envie d’aller plus loin ?
Si ce sujet résonne pour vous et que vous souhaitez explorer comment revenir à un alignement profond, voici deux portes d’entrée possibles :
Capt’Rêve – Un accompagnement collectif semi-individualisé pour écouter, clarifier et exprimer votre rêve d’âme dans un cadre stimulant et bienveillant.
Deviens l’artiste de ta vie – Un accompagnement individuel sur mesure pour vous réajuster à votre rythme et créer une vie alignée avec votre élan intérieur.
Chaque démarche est une invitation à OSER vous rapprocher de ce qui vous fait vibrer.
✨ Fais circuler ce qui vibre